Porter ce maillot est un honneur, le mouiller est un devoir !

Le Président Paye CAMARA évoque le 20ème Congrès électif de la CAHB

Le Président Paye CAMARA évoque le 20ème Congrès électif de la CAHB

Depuis 2011, la Fédération Guinéenne est dirigée par l’équipe de Mamadouba Paye CAMARA, lequel travaille sans relâche pour la qualification du hand guinéen. Agé d’une quarantaine d’années, commissaire de la police guinéenne domicilié à Taouyah (Ratoma), Paye CAMARA a commencé à servir le handball guinéen en y rejoignant des amis. Le coup d’essai est devenu un coup de maître, car l’homme est désormais considéré comme le sauveur de cette discipline.

– Qu’est ce qui justifie le choix de la Guinée pour abriter le Congrès de la CAHB ? 

C’est sur la base d’un certain nombre de critères que la Confédération nous a accordé sa confiance pour cette organisation à Conakry. Depuis son installation en 2011, notre comité directeur a relevé beaucoup de défis. A notre prise de fonctions, la Guinée occupait la 41ème place chez les dames et actuellement nous sommes montés au 7ème rang. Chez les garçons nous sommes passés de 43ème à 13ème  sur 54. Depuis 2010, la Guinée participe à toutes les compétitions majeures  du continent (en cadets,  juniors et seniors) dans les deux séries. Tout récemment, nous avons réussi à construire le gymnase (1200 places) et l’organisation du Challenge Trophée, avec 400 athlètes logés dans les hôtels 4 étoiles a été réussie. C’est à travers tout cela que cette honorable instance a décidé de nous confier l’organisation de ce congrès.   

– Combien de nations participent, à quelles dates ? Dans quels lieux ?

Il faut d’abord rappeler que 53 nations prendront part à cet événement majeur du continental, sur six jours du 11 au 16 Octobre à l’Hôtel Riviera de Conakry, c’est vous dire que le handball guinéen sera au cœur de l’événement africain  

– Quel est le programme du Congrès ?

Nous travaillons énormément sur le programme officiel au niveau de l’ensemble des commissions de la fédération. Ensuite, nous allons le soumettre aux services techniques du département en vue d’une validation. Mais ce qu’il faut retenir particulièrement au menu de ce congrès, c’est que le  Président  de la République de Guinée, le Professeur Alpha CONDE  sera décoré par le président de la Fédération Internationale de Handball (IHF), le Dr égyptien Hassane MOUSTAPHA  

– Dans tout ça quel rôle a joué l’Etat ?  

 Il faut rappeler que c’estgrâce à l’état guinéen que nous avons  réussi l’organisation du récent Challenge Trophée. Alors, cette fois encore, j’ose croire – comme l’a affirmé le Ministre des Sports Siaka BARRY – à l’engagement de l’Etat pour la tenue de ce Congrès. Pour le bonheur du handball guinéen, nous comptons sur l’Etat pour réussir cet autre défi. Nous sommes bien avancés dans l’organisation, les hôtes seront logés à l’hôtel Riviera, dont la salle abritera le congrès. Ces locaux ont été visités par l’expert de la CAHB et le président Dr Mansourou AREMOU lors de leur passage tout récemment   

– Regrouper plusieurs fédérations demande beaucoup de moyens, comment allez-vous gérer tout cela ?

Vous savez l’état guinéen a signé un protocole avec la Confédération africaine de handball. Depuis trois mois, la fédération a remis le cahier des charges au Département des sports, lequel travaille intensément là-dessus. Les dépenses ne sont pas si énormes et l’Etat est engagé et  prêt pour leur prise en charge,

– Depuis votre première mandature quelles actions   vous ont marqué ? 

Les événements qui m’ont beaucoup marqué, c’est lorsqu’en 2012 l’hymne guinéen a retenti pour la première participation de nos équipes (dames et juniors) en Côte d’Ivoire. Sous ma présidence, voir ça après 42 ans d’affiliation à la CAHB, j’avoue que là, vraiment, j’étais dépassé par l’événement. Ensuite, je ne pourrai jamais oublier le jour de l’ouverture solennelle du Challenge Trophée, parce qu’on avait su relever deux défis : trouver une salle pour cette compétition et être prêts avant la date butoir. Ce sont ces deux événements qui m’ont procuré beaucoup d’émotions…   

– Vous êtes membre de la commission sécuritaire, quel est son rôle ?

Elle est chargée de veiller sur le bon déroulement de l’ensemble des activités organisées par la confédération, mais je suis également dans la commission d’organisation

– Avez d’autres ambitions pour un autre poste ?

J’ai bien sûr des ambitions personnelles pour cette discipline sur le plan continental, mais en temps opportun je vous le dirais (rire). Je ne veux pas me limiter seulement à ces deux commissions citées plus haut, je mène un combat qui est de voir la Guinée bouger dans cette discipline. Donc, pour atteindre cet objectif, il faut viser d’autres fonctions, pour voir d’autres Guinéens occuper les postes que je détiens actuellement. Je ne veux pas être seul dans la CAHB mais avoir d’autres officiels à mes côtés. Je saisis l’occasion pour souligner aussi notre soutien au président Mansourou AREMOU pour sa propre succession au niveau du CAHB   

– Faites-nous un rapide « bilan de santé » du handball guinéen

Vous-mêmes, vous savez à quel niveau nous sommes en Guinée… A notre venue, en 2010, le hand guinéen en était loin. Nous avons des clubs dans trois régions, nous cherchons à en avoir en zone forestière pour arriver à 4 sur 4. Sur le plan du jeu, le championnat recense plusieurs clubs qui travaillent et disputent des rencontres « électriques », nous avons des arbitres et des cadres dans la CAHB, donc c’est vous dire que le handball guinéen progresse bien

Voir d’autres Guinéens rejoindre la Confédération africaine
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