Porter ce maillot est un honneur, le mouiller est un devoir !

Aissata Enter KEITA: «J’aime ce métier depuis mon enfance»

Aissata Enter KEITA: «J’aime ce métier depuis mon enfance»

– Quel sont les sentiments qui vous lient à l’arbitrage ?

Être arbitre est une fierté pour moi .J’ai aimé ce métier depuis mon enfance. D’ailleurs, je suis une ancienne footballeuse, qui a grandi au milieu des hommes donc, je suis très contente d’en être arrivée là. Pratiquer le métier de mes rêves, c’est très intéressant

– Comment êtes-vous devenue arbitre ?

Comme dit, je suis avant tout une ancienne footballeuse. Je jouais dans l’équipe féminine de mon collège, entre temps j’ai commencé  à partir dans la région un moment donné. Ensuite, j’ai appartenu à un ballet en compagnie des hommes, donc après quelques années, j’ai eu aussi un oncle paternel du nom de Mamadi DIANE qui était un arbitre national. Il m’a proposé d’être arbitre, vu ma taille et ma forme physique, et finalement j’ai accepté.

– Vous avez débuté en quelle année ?

En 2002 une première fois, après j’ai quitté pour revenir en 2010…

– Parlez-nous de vos débuts au sifflet ?

Le début n’était pas du tout facile parce que étant femme si tu n’es pas habituée au monde des hommes, tu risques de passer à côté de la plaque. Mon premier match, c’était à  l’intérieur du pays, précisément en Guinée Forestière, entre Beyla et Boké, en ligue 2. J’ai eu ce jour-là mon cœur qui battait tellement, mais finalement je me suis tirée d’affaire et désormais j’ai pris l’habitude.

– Comment vous sentez-vous devant les hommes ?

Je suis super à l’aise ici, dans notre groupe il existe de l’harmonie, je suis entouré par des personnes  qui m’encouragent. Dans le milieu des arbitres, tout ce qui est demandé aux hommes est aussi demandé aux femmes. Nous sommes tous égaux dans ce métier et au moment de la désignation nous sommes tous éligibles.

– En dehors de la Guinée, vous avez arbitré sur le continent ?

J’ai arbitré beaucoup de matches… mon premier c’était  Nigeria – Afrique du Sud en qualification des Jeux Olympiques. J’ai ensuite fait le tour du continent: Afrique du Sud, Nigeria,  Maroc, Algérie, Mali,  Congo,  Cameroun et d’autres  pays dont je ne me rappelle plus.

– Un conseil aux jeunes filles qui voudraient faire comme vous?

J’encourage toutes les jeunes filles à venir dans l’arbitrage, car c’est un métier, certes pas facile,  mais qu’elles viennent auprès de nous et on va bien travailler.

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