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Victor ZVUNKA, heureux de poursuivre sa mission

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Le coach du Horoya AC a enregistré la prolongation de son bail de façon très positive : « C’est une  grande satisfaction pour moi aujourd’hui. Cela veut dire que mes dirigeants me font confiance. Ils ont vu que pendant les deux années passées ici, il y a eu du travail, du bon travail. Même s’il y a eu des moments difficiles, ce qui est logique parce que personne, nulle part, ne peut passer une année entière complètement tranquille. Vous aurez toujours une période  où l’on fonctionne un peu moins bien… Cette confirmation pour une autre année, me fait donc très plaisir.
Vous savez, depuis deux ans mon équipe est en place. On ne fait pas beaucoup de changements, c’est pourquoi la marge de progression est encore énorme. Et puis il y a une chose importante aussi, c’est vrai, les dirigeants voulaient que l’équipe atteigne la phase de poules en ligue des champions mais hélas… C’est de là aussi que nous pouvons tirer une  grande motivation, une volonté d’améliorer notre façon de faire. Nous avons été dans la phase de poules en C2. Cette fois, on serait dans une certaine continuité en intégrant naturellement la phase de poules en C1. Il faut tout faire pour réussir à passer ce cap.

– Qu’est- ce qui vous a  marqué en deux ans à la tête du HAC ?

– Quand  je suis arrivé dans ce club, j’y ai trouvé des joueurs qui ne sont pas sortis d’un centre de formation ou d’une académie, ça n’a donc pas été facile. Il fallait qu’ils s’adaptent au travail que je mettais en place pour l’atteinte de nos objectifs. Je suis tombé sur des gars qui voulaient progresser, qui veulent bien faire.  Alors
sans avoir bénéficié d’une formation, ils se sont vite adaptés et cela nous a beaucoup aidés à progresser. Sur ce point, je suis  très satisfait. De mon côté, automatiquement,  j’ai eu aussi cette envie de bien faire. Finalement, même si cela n’a pas été facile, la symbiose est venue de la compréhension des uns envers les autres.

– Qu’est-ce qui vous reste à faire ? Sur le plan de jeu notamment ?

Je pense qu’il a fallu d’abord trouver une base, sachant qu’une équipe ce n’est jamais seulement onze joueurs mais plutôt 13 voire 15 joueurs. J’ai essayé de trouver cette base, pour que, si un joueur est suspendu ou blessé on puisse trouver son remplaçant  sans problème, comme le font les grandes équipes. Voilà le principe que j’ai adopté depuis mon arrivée.

A part ça, je crois que l’équipe a aussi  progressé  sur le plan technique, sur l’organisation de mon schéma tactique. On peut dire  maintenant  que le HAC a un plan de jeu, même si, de temps en temps , on passe du 4-3-3 au 4-2-3-1 , c’est assez ressemblant. Nous devons savoir jouer sans un numéro dix, ou un gars devant
notre  défense, de ce côté l’équipe a bien compris ce que je lui enseigne.

– Et sur le plan psychologique ?

Je commence à bine connaître le joueur guinéen voir même nos étrangers. J’ai vu quand un joueur n’est  pas dans l’effectif pour un match ou dans le onze de départ, moralement  il lâche prise. Je pense que les gars doivent comprennent que nous sommes dans le professionnalisme  et que si on veut réussir, il faut être armé sur le plan mental. Donc, ils doivent être trop forts sur le plan psychologique, car quand tu as des grands matchs à disputer, avec des enjeux énormes, il faut être très fort dans la tête.

Mais bon, nous travaillons cet aspect au quotidien, car si vous voulez jouer au haut niveau, il faut un entraînement à la fois physique et psychologique. On nous demande de rivaliser avec de grandes équipes qui veulent aussi remporter la C1, alors ce sont beaucoup de petits détails qui font souvent la différence.

Quand tu t’entraînes, il faut être attentif, veiller à tout : la qualité des passes, les courses de replacement, comment faire aboutir une action de jeu, etc.  Nous faisons ce travail pour être performant.

– Aujourd’hui, quel est votre regard sur le football  guinéen ?

– Je crois qu’Il y a de la qualité, il faut la développer. Avec les académies, il faudrait tout de suite apprendre aux jeunes ces plans de jeu, la technique collective… Si on arrive à améliorer tout ça ce serait un plus pour nous. Le football local doit être amélioré et valorisé.
Certes, aujourd’hui 90% des joueurs de l’équipe nationale sont des professionnels évoluant à l’étranger. Mais avec un vrai développement, on pourrait trouver quatre ou cinq joueurs titulaires dans le championnat local. C’est-à-dire faire un mélange entre les pros expatriés et les résidents pour donner plus de valeur à notre championnat local. A partir de là, les locaux vont bien s’illustrer dans les compétitions du pays. Si nous faisons des efforts à ce niveau, ça serait une bonne chose pour l’avenir du football guinéen.

– Entraîner le Syli ? Cela vous intéresse ?

Actuellement beaucoup de bruits circulent à propos de l’entraîneur de l’équipe nationale. Victor ZVUNKA a-t-il un penchant pour ce poste ? Sa réponse est claire: «  Je crois qu’à ce jour, j’ai un contrat avec le Horoya AC, de sorte que je travaille à fond pour atteindre les objectifs du club. Au Syli, il y a quelqu’un en place, il essaye de réussir. On peut travailler ensemble, pour que chacun transmette son expertise, mais pour le moment je suis concentré sur le HAC… »

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